Intro Bureau Exécutif du 04 octobre 2016

International : situation guerres dans le monde.

Notamment en Syrie où le cesser le feu n’aura duré que de 5 jours. Depuis, les bombardements ont repris de part et d’autre et les milliers de victimes sont toujours pour l’essentiel des civils. Notamment à Alep, les combats font rage et les images transmises par les médias, suscitent l’émotion du monde entier sans pour autant faire le rappel des responsabilités des uns et des autres. Des milliers de réfugiés continuent à fuir les bombes, et à affluer ici, pour mettre, un tant soit peu, leur famille à l’abri. Ceux mêmes à l’origine de ces conflits, et spéculent dessus sèment souhaitent ici ériger des murs pour empêcher les réfugiés de venir. Des milliers de personnes continuent à se noyer en méditerranée, et ceux qui arrivent quand même ici sont montrés du doigt, accusés de viser notre pain ou encore d’être de potentiels terroristes.

La situation des Kurdes reste toujours très préoccupante également. Malgré leur courage et leur détermination face à DAECH, ils continuent à être la cible du gouvernement Turque sans que qui conque dénonce où mette fin au fanatisme d’Erdogan. Aujourd’hui la situation est équivalente à celle des Palestinien dans la Bande de GAZA.

Comme l’ont rappelés Philippe Martinez et Olive lors du meeting de rentrée de l’UD, la CGT restera toujours attentive et solidaire de tous les peuples opprimés dans le monde. Nous exigeons qu’au plus vite des solutions de paix soient apportés et que l’ensemble des réfugiés fuyant l’exploitation ou les guerres soient accueillis dans le respect de la dignité. Exigences qu’elle a rappelées lors de la journée pour la paix ce 24 septembre dernier. A Marseille quelques milliers de personnes s’étaient rassemblé au Vieux port. Même si l’UD était certainement l’orga la plus représentée, on aurait pu espérer que cette question soit d’avantage pris par nos orgas.

En Europe, les injonctions de Bruxelles continuent à fragiliser les droits des travailleurs

Et après la Grèce, l’Espagne le Portugal, d’autres pays se mobilisent. La question de la dérèglementation du travail est cruciale dans l’ensemble des pays d’Europe. En Belgique, des 10aines de milliers de manifestants ont protestés la semaine dernière à Bruxelles, contre un projet de loi imposant la flexibilité. Depuis 2 ans, le gouvernement ultra-libéral, influencé par les nationalistes, n’a eu de cesse de multiplier les coups contre les droits et les protections sociales des travailleurs ; gels des salaires, report de 65 à 67 ans de l’âge de départ à la retraite accompagnés d’une forte dé régularisation du temps de travail imposant la flexibilité à tous étages. Les syndicats n’excluent pas d’appeler prochainement à une journée de grève générale.

Si nous savons à qui profitent ces injonctions, n’oublions pas que celle-ci répondent également aux exigences dans les négociations des accords de libre-échange tels que le TAFTA (accord de libre-échange entre les EU et l’UE) ou CETA (UE et Canada). Pour ce qui concerne ce dernier, même si on en a moins entendu parlé, comme pour le TAFTA, la ratification de ce traité remettrait en cause l’ensemble de nos règlementations environnementales, économiques et sociales et seront sans possible retour en arrière. Une fois de plus le gouvernement fait ici preuve d’une hypocrisie éhontée, s’opposant frileusement au TAFTA, prêt cependant à ratifier le CETA. La CGT, à partir de l’analyse qu’elle a pu en faire à aujourd’hui, dénonce, je site « qu’il s’agit d’un accord sur l’investissement qui vise à encourager le commerce des services et a pour conséquences la délocalisation des sites de production et appelle ainsi à la restructuration d’entreprises à grand échelle. »

Pour ce qui est de l’actualité en France, on peut dire qu’elle a été dense au cours de ce mois de septembre.

Alors qu’Hollande se voyait déjà vainqueur de son pari, la courbe du chômage du mois d’août, vient de connaitre une nouvelle envolée de 1.4, la plus forte hausse depuis 2013. Comme tout explication, le président n’a pas trouvé mieux que d’expliquer aux travailleurs que cette hausse est la conséquence des attentats de juillet, avouant par là aussi à demi-mots, que les seuls créations d’emplois sont précaires et saisonniers. Depuis deux ans, la question de l’emploi est devenue la première préoccupation des Français, bien loin devant la sécurité. Pendant ce temps, Marisol Touraine se gargarise d’avoir baissé le soi-disant déficit de la sécurité sociale. Afin de poursuivre dans cette direction, les orientations du PLFSS 2017 (projet de loi de financement de la Sécurité social) se traduisent par la confirmation à l’austérité. Alors que chaque année 30 milliards de cadeaux sont fait au patronat en l’exonérant de cotisations, les 400 millions d’économies faites et celles à venir continueront à se faire sur le dos des assurés sociaux, les retraités et les allocataires et par la suppression de milliers d’emploi au sein des organismes de la sécurité sociale et du secteur de la santé et du social.

Pendant ce temps toujours, une nouvelle année record pour ce qui concerne les dividendes.

Au titre de ce premier semestre, 75% des richesses produites vont être distribués en dividendes aux actionnaires. La France reste dans le palmarès de tête pour les actionnaires les mieux rémunérés dans le monde, 35 milliards, soit une augmentation de 11,2% pour 2016. A moins que certains d’entre vous aient bénéficié des même progressions salariales, on voit, une fois de plus très clairement à qui profitent les lois qui se succèdent. Les arguments ne manquent pas pour démontrer que leur « coût du travail » ne tient plus la route et que c’est bien le coût du capital qui est en cause.

Si la CGT l’a dénoncé dès le départ, aujourd’hui le rapport de France stratégie concernant le CICE ne peut être plus accablant. Pour rappel, dans la conception gouvernementale de lutte contre le chômage, il fallait donner aux patrons. En 2013 il met donc en place le crédit d’impôts, équivalent à 4% de la masse des salaires en dessous de 2.5 SMICS, qui passe à 6% en 2014 et malgré le rapport, passera à 7% dès l’an prochain. Jamais un gouvernement n’avait fait un tel chèque en blanc pour le patronat. Le rapport est très clair quant à l’impact du CICE sur ces trois dernières années ; Seules les marges des entreprises viennent de connaitre une forte augmentation et de fait les dividendes distribués. Pour ce qui est d l’emploi, il aurait juste crée ou sauvegardé entre 50.000 et 100.00 postes uniquement sur la première année, puis plus rien. En gros, lors de la mise en place certains auraient juste revu le nombre de licenciements en cours. En matière de salaires, ils ont préférés créer des postes et embauchés à des salaires en dessous de 2.5 SMIC afin d’être éligibles au CICE. Une véritable trappe à salaire donc sauf pour les salaires les plus hauts qui ont bénéficiés d’une légère augmentation. A l’unanimité les observateurs sont aussi d’accords que le CICE n’a pas servi à l’investissement et encore moins pour la R&D. (Cf la déclaration Confédérale du 29/09), dans ce communiqué elle invite les CE à se saisissent de cette question, qu’il puisse évaluer, contrôler et suspendre le cas échéant les aides publiques destinés à leur entreprise. Pour exemple ALSTOM a reçu 6.3 millions au titre du CICE et 56 millions de crédit impôts recherche et menace aujourd’hui la fermeture d’un site.

Néanmoins le gouvernement persiste et signe dans son raisonnement, quand il annonce son budget 2017 ; Une certaine augmentation des dépenses, dont une grande parti pour les entreprises ; 14 milliards supplémentaires dont 5 pour le pacte de compétitivité, 9 milliards de nouvelles mesures budgétaires. « les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Viennent ensuite des déclarations quant à la réduction des inégalités en trois actes pour justifier leur persévérance à se plier à la volonté du patronat.

En gros, aux 150 milliards d’aides que continuent de recevoir les entreprises de l’état, se rajoute aujourd’hui les nouvelles libertés et protections avec la loi travail.

Si les mobilisations n’ont pas obtenus le retrait, elles ont permis d’alimenter la conscience ouvrière, et néanmoins de freiner quelque peu l’appétit des capitalistes contraint à revenir sur quelques éléments du texte initial. 12 Journées de mobilisations qui n’ont pas toujours conduits aux grèves dans les secteurs si ce n’est la pétro, portuaires, incinérateur …et ont pour l’essentiel vu la mobilisation du privé. Mobilisation qui a durée quand même 4 mois autour de blocages, diverses initiatives et occupations de site, toujours bien accueillis par le public. Les 127 décrets doivent sortir ce mois-ci.

Je ne fais pas ici le bilan, juste un point qui nous est nécessaire de faire à ce moment du processus. Oui, nous sommes toujours dans un processus. Si à ce jour il n’y a pas encore une nouvelle date nationale de mobilisation, ce n’est pas pour autant que la CGT aurait « tourné la page de la loi travail », comme Philippe Martine l’a annoncé lors de sa participation à notre fête de l’UD et dans l’adresse au syndiqués du 12/09/2016. Le mouvement social de ce printemps n’est pas terminé n’en déplaise à ceux qui pariaient sur un baroud d’honneur le 15/09. En effet, malgré le peu de visibilité que nous avions à la veille de la journée d’action en terme de mobilisation et d’arrêts de travail, nous étions quelques 170.000 manifestants en France dont plus de 34.000 à Marseille et Arles. « La CGT continuera à se battre sur le terrain pour empêcher l’application de cette loi, point par point, mesure par mesure, que ce soit au niveau local, dans les entreprises avec les salariés, ou nationalement, tout comme devant la justice. »

Aujourd’hui, alors que les décrets ne sont pas encore sortis, on constate déjà des mises en pratiques de mesures, pour l’essentiel, concernant le temps de travail ; aux chèques postaux, au Conseil régional, .. Ce 29 septembre l’IMM propose un accord pour moduler le temps de travail sur 3 ans. La métallurgie est la première à mettre en œuvre cette disposition du texte, et propose un test sur 5 ans. Une flexibilité et précarité accru, les contreparties étant à négocier par entreprise, et le salarié refusant les modifications de son contrat de travail pouvant être licenciés encore plus vite. D’ores et déjà, la CFE-CGC, la FTC et FO ont signés, la CFDT est prête à le faire.

Camarades, face à la cohérence et la coordination des attaques gouvernementales et patronales, nous devons avoir une cohérence et une convergence de nos réponses, construites à partir de nos cahiers revendicatifs dans l’entreprise, avec les salariés.

Leurs manœuvres ne relèvent jamais du hasard, nos ripostes doivent relever de la même intensité.

Ni les propos outranciers qui ont été tenus lors de ce printemps, ni les répressions sans précédent contre l’action et les libertés syndicales, ni les attaques frontales dans le discours et dans les actes doivent nous dévier de notre objectif. Le bilan économique et social est mauvais, parce que les choix sont mauvais. Rien de ce qu’ils ont pu faire ou dire n’a inversé la colère et le rejet d leur politique par la grande majorité de la population. Aujourd’hui ils tentent à individualiser les attaques pour faire peur à tous ceux qui souhaiteraient relever la tête ou se mobiliser contre leur projet. (voir le communiqué confédéral du 21 septembre) C’est pour cette raison que nous ne pouvons louper aucun rendez-vous auprès de camarade convoqués par le patronat ou la justice. Il s’agit bien là d’une stratégie de découragement et faire payer à tous ceux qu’ils pourront attraper la dénonciation de leur projet et les mobilisations qui ont suivis.

Nous ne pouvons donc dissocier le travail qu’il nous faut continuer dans le cadre de la loi travail et la lutte contre les discriminations. Ce 19 octobre, journée de mobilisation nationale, en soutien de l’appel pour les camarades de Good-Year, l’UD propose qu’une délégation aille à Amiens et que localement nous allions sur une grande journée de mobilisation. Une nouvelle date dans le processus.

Les politiques répressives et austères, la manipulation faisant l’amalgame entre terrorisme, immigration et réfugiés, ainsi que le manque de perspectives ont tendance à faire monter l’adhésion aux idéologies populistes et extrêmes. Nous ne sommes pas responsables mais avons tout de même un rôle à jouer, ne serait-ce qu’à faire connaitre nos revendication qui sont une véritable réponse aux besoins et donnant des perspectives aux jeunes, salariés, privés d’emploi et retraités. Au-delà du discourt nauséabond nationaliste du FN, notamment, leur programme économique et social reste une imposture et ne répond en rien aux besoins de la population. Ce jeudi, nous étions 80 à participer à une première journée de formation, organisée par le Comité Régional, sur le programme économique du FN. Même si sur le contenu et la façon d’aborder les choses il y aura à revoir, il y avait néanmoins matière à réfléchir sur une journée de réflexion départementale.

Dans notre département une mobilisation printanière dont nous n’avons pas à rougir bien au contraire. Pourtant, depuis la rentrée, nous sentons une baisse de forme. Certes il y a des difficultés à surmonter. La loi est passée en force et qu’aujourd’hui il faut obtenir son abrogation.

Pourtant, au dire de tous, il n’y a pas un sentiment de déception ou fatalisme. Chacun d’entre nous, que ce soit auprès des militants, des sympathisants ou simplement en dehors de ce cercle-là, on sent bien cette colère, ce bouillonnement qui n’attend qu’une étincelle. Camarades, nous avons fait ce qu’il fallait, et nous devons continuer. A nous de mettre des mots sur ce malaise, de les transformer en revendications qui donnent des perspectives et d’organiser la mobilisation et luttes nécessaires pour arracher des victoires.

Avant de terminer ce rapport déjà bien long et de vous laisser la parole, un dernier point mais non pas moins important. Même si vous êtes tous au courant maintenant, du 28 novembre au 12 décembre vont se tenir les élections pour les salariés des TPE.

Ils représentent environ 40% du salariat, mais sont très peu organisés, faute d’avoir des IRP dans leur entreprise, ils sont aussi donc très isolés mais partout. Afin que chacun s’inscrive dans cette campagne, Il faut prendre notre place dans les planning TPE des UL.

En effet, en cette fin d’année va être calculée pour la seconde fois la mesure de la représentativité de chaque organisation. Sont comptabilisé dans ce calcul, les résultats des élections pro pour les CE du privé, les résultats des élections dans les chambres de l’agriculture, aux CAP dans la fonction public et donc celles des TPE. Lors des dernières élections, la CGT arrivait largement en tête avec 30% des voix. Gagner à ce que nous restions la première organisation n’est pas une fin en soi mais bien une nécessité pour le monde du travail. Nous avons donc tous à gagner à ce que la CGT se renforce et se conforte dans sa position de première organisation syndicale. je vous rappelle aussi que pour la première fois, l’ensemble des résultats du privé serviront de base de calcul pour le nombre de conseillers Prudhommes à désigner par chaque organisation.

Mardi 27 Septembre 2016 : Débrayage des TIC GP (Majoritairement les jeunes ACO)pour leur horaires et leurs conditions de travail. Nous avons obtenu l’ouverture de négociation. Nous y sommes allé avec le cahier revendicatif écrit et décider avec les TIC GP. Suite à la négo et au peu d’avancées les TIC nous ont demandé de déposé un préavis de grève reconductible sur la semaine du 10 au 15 octobre 2016. Quelques adhésions sont dans le tuyaux.

Ce jour la se tenait aussi un rassemblement à Marignane pour les 16 de AIR FRANCE.

Jeudi 29 Septembre 2016 : Débrayage des salariés de SFR à l’appel de la CGT. Une centaine de salariés était devant le site SFR Marseille. Nous étions et sommes toujours contre les suppressions d’emplois à SFR. Nous ne lâcherons rien ! Ce même jour des milliers de retraités à l’appel de la CGT manifestaient pour leur revendications.

Journée d’étude Sous traitance du 30 Septembre : Belle réussite avec 32 participants dont des camarades de CPCP et GMS. Le BE va recevoir les documents de cette trés intéressante journée.

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