Déclaration préalable au CHSCT du 6 octobre 2017 de l’Unité d’Intervention Marseille

Après le 12 septembre, les salariés des activités postales et de télécommunications se sont une nouvelle fois mobilisés le 21 septembre pour la satisfaction de leurs revendications et contre les ordonnances entraînant la casse du code du travail.

Toutes les luttes qui se développent dans le secteur ont pour origine les choix des entreprises

Elle font du dumping social un mode de gestion au détriment de l’emploi, des salaires, des conditions de travail et du service public.

Cela se traduit par la casse de l’emploi et des plans sociaux dans le secteur des Télécoms.

Ces stratégies ne peuvent être qu’encouragées et renforcées par les annonces, les projets et les décisions gouvernementales qui se multiplient, dont la loi travail.

Toutes sont directement inspirées par le MEDEF et tous ceux qui ont intérêt à une politique qui favorise les riches aux dépends du reste de la population.

Ainsi, le projet de budget 2018 du gouvernement est clairement « un budget pour les riches » au détriment des travailleurs : remise en cause de l’ISF d’un côté, baisse des APL et hausse de la CSG de l’autre.

Plus de liberté d’exploiter et de licencier d’un côté, remise en cause du CDI, et précarité à vie de l’autre, gel du point d’indice pour les fonctionnaires, blocage des salaires, délai de carence généralisé…

Tous les salariés des entreprises du secteur des activités postales et des télécoms sont pleinement concernés par ces nouvelles régressions sociales en cours ou annoncées.

Dans notre propre unité, les dégâts de cette politique se font sentir, par exemple dans la mise en œuvre de Compliance qui provoque une complexification des procédures, un stress permanent des salarié-es et un surcroît de travail important.

Si les ordonnances étaient mises en œuvre, notre instance représentative du personnel de proximité qu’est le CHSCT de l’UIM disparaîtrait.

Comment dans ces conditions (IRP unique) rendre les salarié-es réellement acteurs de l’amélioration des conditions de travail ?

Dans un pays où les richesses progressent, d’autres choix que l’augmentation des dividendes et l’accumulation de richesses par une infime minorité de la population sont nécessaires.

Cela passe par une autre répartition des richesses produites par le travail au service de l’emploi, des salaires et des conditions de travail.

Pour cela, après les 12 et 21 septembre, après le succès de la mobilisation à l’appel des organisations de retraités le 28 septembre, la CGT FAPT appelle l’ensemble des salariés du secteur à faire du 10 octobre un nouveau temps fort de mobilisation en décidant la participation à la grève et à la manifestation.

Merci pour votre attention

Les élu-e-s CGT du CHSCT UIM : Jean Michel SCOTTO, Dalila HAMACHE, Marie Ange LLEDO, Guillaume LAMOURETTE, Robert LAURENT.

Le RS CGT du CHSCT UIM : Henry ANSALDI

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