Déclaration préalable au CHSCT du 12 mai 2017 de l’Unité d’Intervention Marseille

Les idées d’extrême droite se nourrissent et se développent sur la désespérance sociale

Les idées d’extrême droite se nourrissent et se développent sur la désespérance sociale, sur les promesses non tenues, les reniements, les besoins sociaux non satisfaits, la démocratie bafouée et la promotion de politiques d’austérité en France comme en Europe.

La CGT exige une Europe sociale et solidaire.

Assurément, les leçons du 21 avril 2002 n’ont pas été retenues. La responsabilité des hommes et femmes politiques au pouvoir depuis est engagée. Ils devraient s’interroger au lieu de culpabiliser les seuls citoyens. Mais les patrons de grands groupes sont aussi responsables en utilisant les licenciements comme variable d’ajustement pour préserver voire augmenter les profits.

La banalisation du Front national a permis qu’il atteigne un aussi gros score. Orange a participé à sa banalisation, notamment dans notre DO, où un sénateur-maire Front national, invité aux soirées d’Orange, s’y pavane et Orange en fait la promotion avec des photos sur l’intranet. Le résultat est que des salariés ont osé venir mettre une affiche de Marine Lepen à leur bureau !

Un sénateur-maire Front national, invité aux soirées d’Orange, s’y pavane et Orange en fait la promotion avec des photos sur l’intranet

Depuis sa création, il y a 120 ans, la CGT a toujours combattu l’extrême droite et le fascisme, elle est restée fidèle à ses valeurs tout au long de son histoire. La CGT continuera de barrer la route au F-Haine par la rue ou par les urnes.

L’élection d’Emmanuel MACRON ce dimanche 7 mai 2017, c’est le changement dans la continuité. Si la forme change, c’est pour mieux continuer et amplifier les politiques libérales et d’austérités au service des actionnaires et du capital, en toute complicité avec l’Union européenne.

Ce CHSCT, comme les précédents et les suivants, se tient dans un contexte où la direction de l’UIM utilise cette instance, dans une démarche de relation de subordination avec les représentants du personnel qui lui sont inféodés, pour faire passer tous ces projets de réorganisation. Le principal objectif est la mise en place de la fusion et de la mutualisation des moyens, tant techniques qu’humains, des 3 UI de la DOSE, aux dépens des conditions de travail et de la qualité rendue au client.

La méthode, mise en place par la direction, de Groupes de Travail pilotés par elle en choisissant elle-même les représentants des personnels des équipes impactées, en dirigeant les débats et en maitrisant à son profit les compte-rendus est inacceptable.

La CGT dénonce ces méthodes qui, sous le couvert de la réglementation et de la consultation et en utilisant les pressions directes sur les personnels, ne sont que des méthodes de management pures et dures, sans aucune concertation.

Projet de pilotage de production 2020 sur la DOSE

Pour la CGT il manque dans le projet d’accord des choses essentielles.

  • Le volet emplois pour pérenniser cette réorganisation. Il faut recruter les salariés que Orange envisage d’embaucher en CDD ou en intérim et nomme « les moyens complémentaires ». Ces personnes vont être formées et seront présentes pendant 18 voire 24 mois.
  • La reconnaissance immédiate :
    • en II.3 ou bande D minimum pour les salariés de PPC et PABL en poste actuellement
    • Le niveau E ou III.3 pour les adjoints managers
    • La reconnaissance d’un niveau d’expertise en Dbis ou III.2

Cet accord doit aller au-delà de l’accord sur les compétences et qualifications et prévoir 4% minimum d’augmentation pour tous.

Rien dans cet accord concernant les salariés de Nice et Montélimar. Pourtant les salariés exclus de ce projet vont devoir, pour la plupart sur le tard, se former à d’autres métiers.

Nous sommes  très exigeants sur la qualité de la formation. Mais comment évaluer les besoins en formation sans connaître les contours des postes à pourvoir (encore en cours à ce jour).

Il nous faut un plan de formation selon l’origine et le poste cible, le nombre de métiers différents dans la nouvelle organisation etc…

Enfin sur le périmètre du projet il faut rajouter les services EEL et GTC qui sont impactés par le fait que des salariés aujourd’hui dans ces équipes vont intégrer la nouvelle organisation et qu’une partie de l’accueil technique va être repris par les EEL.

Les derniers résultats financiers présentés par la direction d’Orange mettent en évidence une performance en hausse pour les résultats 2016 confirmée par les chiffres du 1er trimestre 2017.

C’est le fruit du travail de l’ensemble des salariés de l’entreprise qui attendent beaucoup en termes de redistribution des richesses crées.

Pourtant, Orange persiste :

  • en continuant les suppressions d’emplois (3500 en moyenne par an malgré les embauches)
  • en réduisant de 10% le budget de l’intéressement et de la participation
  • en n’augmentant la masse salariale que de 1,1 % dans l’accord salarial 2017

Dans le même temps, les salariés constatent que les bénéfices s’élèvent à 3,2 milliards d’euros, que le CICE perçu est de 400 millions d’euros (exonérations censées favoriser l’emploi…) et que les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 8%

Tous ces éléments sont légitimement vécus par les salariés comme une injustice et un mépris d’autant plus que l’entreprise dispose des moyens nécessaires pour augmenter le pouvoir d’achat et améliorer les conditions de travail.

La CGT demande le versement immédiat d’une prime de 1500 euros à tous les salariés, la réouverture des négociations salariales 2017 et l’arrêt des suppressions d’emplois.

Merci pour votre attention

Les élu-e-s CGT du CHSCT UIM : Jean Michel SCOTTO, Dalila HAMACHE, Marie Ange LLEDO, Guillaume LAMOURETTE, Robert LAURENT.

Le RS CGT du CHSCT UIM : Patrick CABEDO

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