Déclaration préalable au CHSCT du 10 février 2017 de l’Unité d’Intervention Marseille

Cette séance supplémentaire se tient dans un contexte où les salariés ont exprimé leur mal-être et insatisfaction à travers l’enquête stress et conditions de travail du CNPS 2016 à l’UIM, malgré leur attachement à l’entreprise.

En effet, parmi les 336 salariés répondants sur 719 :

  • 80% des 336 salariés répondants jugent leur travail intensif.
  • 64% pas assez nombreux pour le travail à effectuer.
  • 53% des managers trouvent ne pas avoir assez d’effectifs nécessaires pour effectuer leurs missions.
  • 64% ont relations dégradées entre collègues.
  • 67% pas satisfaits des promos par rapport aux efforts.
  • 72% ne sont pas satisfaits de la rémunération par rapport aux efforts.
  • 72% trouvent que les promos accordées ne se font pas dans la transparence.

De plus, nous vous rappelons que 80 salariés sont en stress décompensé, c’est-à-dire, selon le cabinet SECAFI, n’ont plus les ressources mentales et physiques pour compenser cette situation.

Malgré le désaccord constaté dans le processus du droit d’alerte entre les membres CGT du CHSCT et la direction concernant les mesures à prendre pour résorber cette situation de stress, à ce jour, le CHSCT n’a aucune information sur le problème.

A ce sujet, la CGT trouve inadmissible votre refus lors de la séance du 16 décembre 2016, de la présentation et la mise au vote de notre résolution concernant les mesures à prendre sur cette situation de stress décompensé dont l’impact sur la santé peut aller jusqu’au suicide.

Pour la CGT, ce refus est un délit d’entrave.

La Commission de la Qualité de Vie au Travail que la direction a décidé unilatéralement de mettre en place, et, comme cela a été dit par son Parrain au RS CGT du CHSCT présent lors de son lancement, cette commission n’est pas un dispositif du CHSCT.

Comme l’a écrit l’Inspection du Travail dans sa réponse du 13 janvier 2017 à la suite de sa saisine par la direction  et la réunion du 02 janvier 2017, concernant le désaccord constaté lors du CHSCT extraordinaire du 13 décembre 2016, la CGT vous rappelle :

« L’évaluation des risques est une obligation de l’employeur pour laquelle, il y a une obligation générale de sécurité de résultats envers tous les salariés. »

En ce qui concerne l’ordre du jour d’aujourd’hui, les dossiers présentés en information consultation, font partis de la stratégie de réduction des coûts Essentiel 2020 pour gérer les suppression d’emplois sans embaucher.

Aussi, la CGT vous demande de prendre en compte les besoins exprimés pour améliorer leurs conditions de travail comme ceux des chargés d’affaires d’Aix en Provence du site l’Ensoleillé qui s’opposent à la transformation de leurs bureaux en open space compte tenu de la diversité de leurs activités.

Merci pour votre attention,

Les élu-e-s CGT du CHSCT UIM : Jean Michel SCOTTO, Dalila HAMACHE, Marie Ange LLEDO, Guillaume LAMOURETTE, Robert LAURENT.

Le RS CGT du CHSCT UIM : <!– A supprimer (laisser pour tests web DL
–> Abdelkrim BERRAIS

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