Déclaration préalable au CHSCT des 15 & 16 décembre 2016 de l’Unité d’Intervention Marseille

Les salariés, managers compris, vous réclament majoritairement de meilleures conditions de travail !

L’enquête stress et conditions de travail révèle un manque d’effectif criant ressenti chez les encadrants et les employés dû au TPS et départs non remplacés.

64 % des salariés et 53 % des managers de l’Unité d’Intervention considèrent ne pas être assez nombreux pour le travail à effectuer.

Il existe une grande inquiétude parmi les répondants pour faire face à une charge de travail perçue comme importante. Sur laquelle se rajoutent des inquiétudes sur l’instabilité de l’organisation du travail notamment due aux projets de réorganisations incessantes dans les services.

Polyvalents mais pas polypayes !

Malgré les efforts faits par les salariés 72 % d’entre eux sont insatisfaits de leur rémunération.

Les perspectives de promotions comme sur la rémunération restent très négatives. Le sentiment d’iniquité et d’opacité persiste sur ces sujets.

Avec 71 % des salariés qui trouvent qu’il y a un manque d’équité et de transparence dans les promotions.

Cette enquête ne fait que confirmer ce que la CGT revendique à partir des besoins exprimés par le personnel pour des embauches en masse, le passage aux 32 heures par semaine et l’octroi d’un 13ème mois de salaire.

Ce sont déjà plus de 100 emplois recensés et nécessaires à l’UI Marseille, en plus du remplacement de l’ensemble des départs des années à venir.

Le manque d’effectifs également exprimé sur les 2 autres Unités d’Intervention de la DOSE, confirme que la CGT a eu raison de ne pas signer l’accord « maison de l’intervention » en 2014 qui validait la suppression de 1000 emplois sur les 3 UI contre quelques promotions supplémentaires.

De notre point de vue cette enquête est un constat d’échec des politiques menées par le groupe Orange qui privilégie le portefeuille des actionnaires au détriment des conditions de travail, des salaires et des embauches.

Aujourd’hui, l’avenir de l’UI Marseille est menacé. Vous concentrez les savoirs « réseau » dans les DIR. Les back-offices sont mutualisés, dépecés de leurs activités. Les salariés travaillant dans ces services sont démotivés, découragés par le manque de considération, la déqualification par l’abandon d’activités.

Vous utilisez les techniciens comme des pansements sur une jambe de bois dans les back-offices. C’est bien la preuve qu’il y a des effectifs manquants !

Vous souhaitez fermer Vitrolles où il y avait la formation de nos techniciens…

Tout cela nous fait penser qu’il y a des volontés à fermer les UI pour sous-traiter toujours plus. Bien loin de toutes les considérations sur la fameuse satisfaction client et de vos pirouettes en utilisant une fois de plus les missions de services publics pour justifier de vos menaces auprès des jeunes techniciens qui ont débrayé afin de montrer leur ras le bol sur leurs conditions de travail.

Aucune leçon de la crise sociale de 2009 n’a été retenue. Les projets de réorganisations provoquent du stress dans les équipes mais on continue la mise en œuvre sans aucune considération des problématiques de la GPEC.

Le droit d’alerte du CNSHSCT du 18 février 2014 vient le confirmer.

Pour la CGT, aux grands maux les grands remèdes :

  • Embauches massives ;
  • Embauches des techniciens sous-traitants ;
  • Remise en place de formations qualifiantes ;
  • Transparence sur les promotions et l’attribution des MEC ;
  • Ré internaliser nos activités ;
  • Cesser immédiatement les projets de réorganisation ;
  • Identifier l’impact et les modifications que le numérique apporteras dans nos métiers ;
  • Faire du numérique et de la digitalisation un outil pour améliorer nos conditions de travail.

Merci pour votre attention,

Les élu-e-s CGT du CHSCT UIM : Jean Michel SCOTTO, Dalila HAMACHE, Marie Ange LLEDO, Guillaume LAMOURETTE, Robert LAURENT.

Le RS CGT du CHSCT UIM : Patrick CABEDO

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