Revue de presse – Journée d’action SFR – 6 septembre 2016

Pétition contre les suppressions d’emplois à SFR-Numericable

Lundi 5 septembre 2016, Humanite.fr

Salariés de SFR-Numéricable en grève, mardi 6 septembre !

Par cet appel à la grève, la CGT entend notamment porter les revendications suivantes :

  • Non aux suppressions d’emplois annoncées et aux fermetures de boutiques,
  • Oui à l’embauche partout où c’est nécessaire,
  • Non à la dégradation de nos conditions de travail,
  • Ouverture d’une négociation sur un accord d’égalité au travail permettant d’équilibrer le temps contraint par l’entreprise et le temps non contraint pour soi,
  • Mise en place d’une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences axé sur la progression et le déroulement de carrière des salariés avec de véritables moyens associés,
  • Harmonisation, par le haut, des statuts du groupe.

Mardi 6 septembre 2016, francetvinfo.fr

SFR : la CGT appelle à la grève contre la suppression de 5 000 postes

La direction de l’entreprise, propriété de l’homme d’affaires Patrick Drahi, a négocié ces modalités avec la CFDT et l’Unsa mais pas avec la CGT, qui refuse toute suppression de postes. De son côté, la CFE-CGC juge la grève prématurée, et a préféré attaquer l’entreprise sur le terrain judiciaire pour « délit d’entrave » et « escroquerie ». Pour le syndicat des cadres, la direction n’a pas respecté son engagement de préserver l’emploi après le rachat de SFR.

Mardi 6 septembre 2016, Daniel Rosenweg, leparisien.fr

SFR : pressé, Patrick Drahi se découvre une fibre sociale

« Avant de parler suppressions de postes, il aurait fallu parler stratégie de l’entreprise, explique Frédéric Retourney, délégué CGT qui appelle les salariés à manifester ce midi devant le siège de SFR, à Saint-Denis, au nord de Paris. Nous avons pris beaucoup de retard sur les investissements. Du travail il y en a, pas besoin de supprimer 5 000 postes. »

Mardi 6 septembre 2016, lesechos.fr

Mouvement de grève chez SFR contre la suppression de 5.000 postes

Deux des principaux syndicats de SFR, la CFDT et l’UNSA, ont signé ce « new deal » , mais ni la CGT ni la CFE -CGC, qui estiment avoir été écartées des négociations, ne l’ont fait, s’opposant au plan. Selon Le Monde , cette dernière, pourtant à l’origine du mouvement, a renoncé à la protestation sociale, expliquant avoir « plutôt opté pour la voie judiciaire ». « La semaine dernière, nous avons assigné la direction devant le tribunal correctionnel, notamment pour délit d’entrave », a indiqué la représentante de la CFE-CGC Manuela Boisramé.

En attendant, des rassemblements sont prévus ce mardi devant le siège de l’opérateur en Seine-Saint-Denis et dans plusieurs boutiques en province. A Marseille, Lyon, Lens, Nantes, Rennes et Nice notamment.

Mercredi 7 septembre 2016,Fanny Doumayrou, Laurence Mauriaucourt et Olivier Morin, humanite.fr

La colère sociale fait sa rentrée contre la loi travail

Depuis le rachat par Numericable fin 2014, déjà 1 000 salariés ont quitté l’entreprise en voyant qu’il n’y avait pas de perspectives, déplore Marc Lesire-Ogrel, administrateur système au siège et militant CGT. Il y a dix ans, c’était une chance de travailler chez SFR, aujourd’hui c’est une galère, les conditions de travail sont très dégradées. »

Alors que les détails du plan ne sont pas connus, les salariés ne peuvent qu’être inquiets : « On n’a aucune visibilité sur le projet industriel, aucune transparence de la direction, on ne sait pas ce qu’on va devenir », pointe Franck, vendeur « volant » dans les boutiques SFR en Île-de-France.

Mardi 6 septembre 2016, Pierre Manière, latribune.fr

Grève chez SFR : « Quand on dégraisse comme ça, c’est pas pour continuer »

De son côté, Michel Combes, le PDG de SFR, a déclaré juste avant le rassemblement de la CGT, dans la matinale de France Inter, qu’« il n’y aura pas de licenciements secs » d’ici 2019. Avant d’assurer, en s’appuyant sur l’accord signé avec la CFDT et l’Unsa cet été, que « le dialogue social est au cœur de la stratégie d’entreprise ». Pas de quoi, pour autant, rassurer grand monde.

 

Mardi 6 septembre 2016, lefigaro.fr

Grève à SFR: faible mobilisation

Pour Fabien Bornerand (qui se prénomme Damien en réalité), délégué central de la CGT, « il n’est pas possible de maintenir un réseau de qualité avec un tiers d’effectifs en moins » et ces suppressions d’emploi entraîneront « inévitablement » une dégradation des conditions de travail.

Interrogé sur la faible mobilisation, il a expliqué que faire grève « n’est pas dans la culture de l’entreprise » et qu' »il y a eu des pressions sur différents sites pour inciter les salariés à ne pas faire grève ».

Mardi 6 septembre 2016, Céline Boff, 20minutes.fr

SFR : Les salariés ont-ils raison de s’inquiéter ?

De son côté, la direction se veut rassurante en mettant en avant le caractère volontaire des départs, ainsi que les conditions généreuses octroyées aux partants – ils percevront l’équivalent de 2,5 mois de salaire par année d’ancienneté. Ces arguments ont d’ailleurs séduit la CFDT et l’Unsa.

Mais pas la CGT : « Vu l’ampleur du plan, tous les départs ne seront pas volontaires. D’ailleurs, des salariés nous font déjà remonter les pressions qu’ils subissent pour présenter leurs démissions », souffle Frédéric Retourney.

[…] Certains font état « de menaces et de harcèlements », d’autres évoquent « des charges de travail démultipliées suite aux postes supprimés et non remplacés » et la plupart se désolent d’être confrontés à des « clients de plus en plus mécontents, qui claquent la porte », du fait des hausses de tarifs et de la dégradation du service. Frédéric Retourney ne voit pas le bout du tunnel : « Comment améliorer la qualité de ce service alors qu’il y aura mille salariés de moins dans les boutiques de nos distributeurs (SFD, 5 SUR 5, Fnac, SFR) dès la fin de cette année ? ».

Mercredi 7 septembre 2016, Audrey Savournin, laprovence.com

Marseille : la CGT dénonce des départs »contraints » chez SFR

« Un plan de départs volontaires, c’est mieux qu’un licenciement sec, OK, mais à condition que ce ne soient pas des départs contraints. On n’a pas envie de partir, mais nos conditions de travail se sont tellement dégradées qu’on ne veut plus rester. Il ne faut pas inverser le problème. Et la CGT a refusé de signer un chèque en blanc, sans savoir qui est concerné par ces départs », insistait hier – journée d’action nationale – Luce Laguerre, DS centrale adjointe CGT du groupe SFR, devant une cinquantaine de manifestants.

« Quant aux boutiques phocéennes, seules quatre (La Canebière, Prado, Bonneveine et La Valentine) seraient concernées, soit une quarantaine de salariés, les autres étant des franchises. « On saura quelles boutiques seront fermées ce jeudi et on aura les grands axes le 29 septembre pour les sites, poursuit Fred Laurent, puis on verra l’impact au fur et à mesure. Mais on est déjà sous l’eau. » Il faudra donc « faire le tour des services pour limiter la casse », prévoit-il.

Mardi 6 septembre 2016, Damien Gozioso, francebleugironde.fr

Bordeaux : des salariés de SFR suivent l’appel à la grève lancé par la CGT

De leur côté, les membres de la CGT fustigent un « plan de licenciement qui ne dit pas son nom » et certains salariés sont inquiets. « C’est très difficile d’atteindre nos objectifs, nous avons des conditions de travail compliquées, assure Sandra, vendeuse itinérante dans le département. Avant, on était trois ou quatre dans les magasins mais maintenant nous sommes un ou deux pour le double de clients puisque nous avons fusionné avec Numericable. On a du mal à satisfaire les consommateurs. »

 

Mardi 6 septembre 2016, Clément Pouré, rue89bordeaux.com

A Bordeaux, les salariés SFR ne veulent pas se laisser faire

« Vous voulez savoir pourquoi les salariés de SFR font grève ? ». Oui.

« Aujourd’hui, nous nous battons pour sauver nos emplois », explique Daniel Sellin, responsable d’un point de vente à Saint-Médard et délégué CGT. Le 4 août, la CFDT et l’UNSA, les deux syndicats majoritaires au sein de SFR Télécom, ont donné leur accord pour un plan visant à supprimer un tiers des effectifs de l’entreprise, soit 5000 postes. Un chiffre qu’on peine à se représenter. « De quoi remplir 30 Airbus A380 », illustre le délégué CGT. Dans les faits, il ne s’agit que d’une nouvelle étape d’un conflit qui dure depuis presque trois ans.

Mercredi 7 septembre 2016, ledauphine.com

Grève : deux magasins SFR fermés

La direction du géant de la téléphonie mobile et des réseaux a récemment annoncé la suppression de 5 000 postes. Un plan de départs volontaires que dénonce Frédéric Retourney, secrétaire fédéral de la CGT : « Tout le monde va être concerné. Et cela va commencer par les boutiques. »

Plus de 1 000 emplois dans les magasins devraient disparaître, ce qui inévitablement devrait entraîner la fermeture de commerces. Pour le moment, la localisation de ces boutiques en danger n’est pas connue. Mais la Drôme-Ardèche ne devrait pas y échapper.

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