Loi Travail : les Fonctionnaires totalement concernés !

Le projet de loi Travail, qui représente un véritable recul social pour les salarié-es et auras de graves conséquences pour les fonctionnaires s’il était appliqué.

De graves conséquences pour les fonctionnaires.

Ce gouvernement n’aura rien épargné aux travailleurs dans sa volonté de briser tous les moyens de défense que nous avons arrachés au fil des combats. Il a raconté que les résistances étaient dues à un mouvement de jeunes, voulant ainsi dire aux salariés qu’ils n’étaient pas concernés.

Ce gouvernement use de tous les stratagèmes pour imposer cette loi que lui a dictée Pierre GATTAZ.

Ce gouvernement raconte, pour ce qui concerne les fonctionnaires, que tout ça n’est pas leurs affaires. Pour ça, il mobilise dans sa propagande toutes les Directions à sa botte. Il tente enfin de court-circuité le débat démocratique devant les représentants de la nation.

Qui peut nous faire croire que nos statuts ne sont pas partie intégrante du code du travail ?

Qui peut nous faire croire que la réforme des Parcours Professionnels des Carrières et des Rémunérations, passée elle aussi en force comme son pendant indemnitaire, n’est pas l’outil qui transforme la fonction publique de carrière en fonction publique de métiers, annulant ainsi l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques ?

Depuis plus deux mois les travailleurs relèvent la tête, et ils ne la baisseront plus !

Nos syndicats n’ont pas non plus ménagé leur peine pour permettre à la colère de s’exprimer enfin. Et toutes ces graines font maintenant fleurir les mobilisations. Malgré des difficultés qu’il ne faut pas nier, ils sont désormais nombreux à défiler.

Ils défilent fièrement derrière leur banderole « fonctionnaires en lutte ».

Le 24 mars ils ont interpellé la CMCI, le 12 mai ils se sont rassemblé sous les fenêtres du président de région qui voulait interdire les manifs, le 17 mai ils se sont rassemblé devant la Mairie dont le locataire est au centre de bien des mauvais coups.

Et la colère ne fait que monter et les actions se multiplier.

Depuis quelques jours les territoriaux d’Arles sont en grève dans le cadre de la mise en place de la métropole. Le 17 mai, sur Marseille, 60 % des crèches étaient totalement ou partiellement fermées. Le même jour, sur 316 cantines, 217 étaient fermées. Nous ne pouvons pas toutes les citer comme les mobilisations d’Aubagne ou de Port de Bouc, mais déjà les rendez-vous sont nombreux.

Le 23 mai, les travailleurs sociaux du conseil départemental seront en manif à paris. Le 26, les personnels de l’Assistance Publique & Hôpitaux de Marseille iront massivement à la rencontre des usagers au sujet des dangers de la « loi santé ». Le 27 mai, ceux et celle de l’éducation, de la région et des quartiers sud se mobiliseront au Lycée Hôtelier.

Le 26 mai, tous nos syndicats ont décidé de converger avec la grève des précaires des collèges en se rassemblant massivement devant le conseil départemental.

Ce socle doit maintenant faire tache d’huile pour que la mobilisation embrase tous nos services. Ce gouvernement doit bientôt comprendre que quand les salariés et les agents relèvent la tête, c’est lui qui doit plier les genoux.

Patrice KANTARJIAN, secrétaire de l’Union Locale CGT des quartiers SUD de Marseille – Fonctionnaire des Finances Publiques.

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